Développer la cofiance en soi

Comment développer votre confiance en vous

Timide, vous avez de la difficulté à prendre votre place? Vous doutez trop souvent de vous même? Vous manquez d’assurance ? La confiance en soi, ça se travaille.


Pas agréable de se sentir nul(le), inadéquat(e), incompétent(e). Épuisant aussi de toujours douter de soi, d’hésiter devant la moindre décision à prendre, de tout remettre en question, de chercher sans cesse l’approbation des autres, de se sentir constamment insatisfait, vulnérable, coupable.
 

Que la vie est longue et triste quand on a peu confiance en soi !

La confiance en soi se construit dès l’enfance, en grande partie à travers le regard que les parents portent sur vous. Se sentir aimé pour ce qu’on est, être encouragé et félicité nous propulse en avant. À l’inverse, le fait d’entendre constamment la consigne de faire attention, de ne pas toucher, de ne pas essayer puisque, de toute façon, on n’y arrivera pas, sape lentement, mais sûrement, la confiance en soi. Heureusement, rien n’est irrémédiable en la matière.

Plutôt que de s’enliser et de déprimer, on peut décider de réagir et de changer le cours des choses. Certaines personnes auront peut-être besoin d’une aide extérieure. Mais on peut tous faire de grands pas si on s’y met vraiment. Comment? En apprenant d’abord à bien se connaître. Puis en passant à l’action, en accumulant de petites victoires qui, lentement, nous redonneront confiance. Mais pour cela il faut arriver à faire taire cette petite voix en nous qui tente constamment de saper nos efforts. Et nous serons alors capable d’affirmer de plus en plus clairement nos besoins, nos désirs et nos préférences.

Observez-vous en toute honnêteté

La première étape sur le chemin de la confiance en soi : apprendre à mieux se connaître, découvrir qui l’on est vraiment. Il faut prendre le temps de se demander, en toute lucidité, quels sont nos qualités et nos défauts, faire le bilan de nos réussites et nos échecs, dresser la liste de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas, de s’interroger sur nos valeurs fondamentales. Ce petit exercice permet de réfléchir le plus honnêtement possible à la perception que l’on a de soi et à l’image que l’on projette.

Soyez tolérant et compatissant envers vous-même

« Les personnes qui ont peu confiance en elles ont tendance à être très dures envers elles-mêmes. Pour elles, on est soit pourri, soit parfait !» , remarque la psychologue Louise Descôteaux. Mais la réalité se situe généralement entre ces deux pôles.

La perception des autres sur vous aide aussi à mieux vous connaître. Ainsi, on peut avoir l’impression qu’on n’est pas très brillant mais sympathique, alors que les gens qui nous entourent nous trouvent au contraire plutôt intelligent mais brouillon… Prêtez une oreille attentive à leurs remarques et à leurs commentaires. Vous pouvez même solliciter leur avis. En confrontant ainsi la perception que vous avez de vous-même à celle que les autres ont de vous, vous apprendrez peut-être des choses qui vous seront utiles.

 

Faites taire la voix de la critique

« L’autocritique et l’autodénigrement sont les grands ennemis des gens qui manquent de confiance. Ce sont eux qui les empêchent de bouger », dit la psychologue Sylvie Boucher, du Centre d’aide au développement personnel. Comme elle est parfois tenace cette petite voix intérieure qui tente de saper vos élans… «À quoi bon!», «Ça ne marchera pas!», «Ça ne donnera rien!», «Qu’est-ce que les autres vont penser?», «De quoi vais-je avoir l’air?». Vous reproduisez ce qui vous entendiez, enfant.
Quand cette voix insidieuse se fait entendre, il faut l’écouter. Eh oui : l’écouter d’abord. S’arrêter. Prendre le temps de se demander si ces idées négatives qui vous empoisonnent la vie sont réalistes. Vous considérez que vous avez été nul dans telle ou telle situation ? Que vous avez eu l’air d’un vrai fou quand on vous a présenté telle personne ? Vraiment ? Analysez froidement la situation. Trouvez des éléments positifs, il y en a forcément. Et servez-vous-en pour aller plus loin.

Soyez attentif à vos réactions physiques

 

Louise Descôteaux suggère également d’être attentif à ses réactions physiques. Votre coeur se met tout à coup à battre la chamade, votre respiration s’accélère, vos muscles se tendent, votre mâchoire se serre… Tout cela peut vous fournir de précieux indices sur vous-même et sur les situations qui vous dérangent. Tiens, vous venez de baisser les yeux en présence de telle personne : pourquoi ? « Il faut observer ces petits signaux, mais sans les juger, dit Louise Descôteaux. Ce sont des indices qui peuvent nous aider à découvrir ce qui ne tourne pas rond « .

Un conseil : respirez : affronter ses peurs n’est jamais facile. Le coeur s’affole, on a les mains moites, on voudrait mourir. « La respiration aide à trouver une sorte d’apaisement, de calme intérieur», explique Louise Descôteaux. En étant ainsi attentif à vous-même, vous arriverez aussi à mieux comprendre les raisons émotives qui font que vous avez si peu confiance en vous ou que vous vous aimez si peu. Après avoir ainsi obtenu un portrait plus réaliste de sa personne, on peut décider de modifier certains aspects de sa personnalité et d’en accepter certains autres, sans honte et sans regret, en se disant qu’ils font partie de ce que l’on est.

Agissez

Eh oui ! Prendre conscience de qui vous êtes ne suffit pas. Il faut ensuite passer à l’action si l’on veut changer. C’est dans l’action, en faisant des choses concrètes, que grandit la confiance en soi. La vie de tous les jours fournit une foule d’occasions d’agir et d’augmenter cette confiance. L’important, c’est de se fixer des objectifs réalistes et de ne pas en déroger. «On s’attaque d’abord à des choses qui nous font plaisir, ou pour lesquelles on a du talent et qu’on a de bonnes chances de réussir», dit Louise Descôteaux.
Car la confiance grandit avec nos réussites et nos bons coups. Il ne sert à rien de vouloir escalader l’Everest si l’on a jamais fait de randonnée pédestre ! Il faut d’abord s’attaquer aux choses qui nous semblent le plus faciles.
Oser donner son opinion sur un fait d’actualité, par exemple, saluer un collègue qui vous intimide, converser quelques minutes avec un commerçant, aller seul dans une réunion plublique… voilà autant de petits gestes qui vous aideront lentement à acquérir de la confiance en soi, dans la mesure où vous êtes fier d’avoir réussi à les faire.
Pensez aux bons coups que vous avez réalisés, et à ces bons mots que certaines personnes ont eu à votre égard. Et foncez. Il n’y a pas d’autres choix.