Vive les omégas 3

Les vertus du bon gras : pensez Oméga 3

Nous mangeons trop gras : les graisses ne doivent pas dépasser 30 % des apports caloriques, elles dépassent pourtant les 40 %. Mais surtout, nous ne mangeons pas le  » bon  » gras. Quelques explications, avant que vous ne partiez faire vos courses.


Selon leur origine et leur mode de consommation (crues ou cuites), les graisses peuvent représenter un danger ou un bienfait pour la santé. Quoiqu’il en soit, elles représentent un apport calorique indispensable, car comme les vitamines, notre organisme est incapable d’en fabriquer. Mails il existe trois grandes familles de gras qui sont loin d’avoir les mêmes vertus : les saturés (majoritaires dans les produits d’origine animale, notamment charcuterie, beurre, viande rouge), les mono-insaturés (dans les graisses végétales et dans certaines graisses animales) et les poly-insaturés (huiles d’origine végétale et poissons gras). C’est de cette dernière famille que sont issus les acides gras essentiels dont les fameux Oméga 3.
Changeons nos habitudes alimentaires
Nos habitudes alimentaires nous poussent à consommer trop de graisses saturées et trop de graisses poly-insaturées de la classe Oméga 6 (huiles végétales utilisées dans de nombreuses préparations industrielles car supportant bien la cuisson). Au détriment des graisses poly-insaturées de la classe Oméga 3.

Les professionnels de santé s’accordent à conseiller un rapport de consommation d’Oméga 6 sur Oméga 3 de l’ordre de 5, alors qu’aujourd’hui nous consommons 20 fois plus d’Oméga 6 que d’Omega 3. Ce déséquilibre, ainsi que la surconsommation de graisses saturées, peut induire des troubles de santé graves, notamment cardio-vasculaires. Certains auteurs, comme David Servan-Schreiber, le mettent en cause dans l’apparition des tumeurs et même de la dépression.

Les bienfaits des omégas 3

Les Oméga 3 participent au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire, améliorent la circulation sanguine, contribuent à faire baisser le taux de cholestérol et permettraient même de lutter naturellement contre la dépression. Vertus bien-sûr liées à une alimentation saine et équilibrée, car les Oméga 3 ne seront pas d’une grand utilité comme simple complément alimentaire d’un régime quotidien hanburger frites pizza coca.

Une cuisine santé quotidienne

Consommer les compléments alimentaires type capsules et produits enrichis qui envahissent aujourd’hui la grande distribution est-il suffisant ? Ils peuvent représenter un complément intéressant pour pallier à une situation de carence importante, en solution provisoire. Mais le bons sens vous conseille surtout d’inclure les Omégas 3 dans votre cuisine quotidienne : deux cuillerées d’huile de colza ou de noix chaque jour font le compte. Attention : les Oméga 3 n’aiment ni la congélation ni l’excès de chaleur. Consommez donc des produits frais et préférez les marinades, les carpaccios, voire un pochage rapide à de longs mijotages.

Où les trouve-t-on ?

Cuisinez à l’huile de colza, assaisonnez salades et crudités à l’huile de noix ou de colza (l’huile d’olive qui est excellente ne comporte pas d’omégas 3, mais elle peut être mélangée avec une huile qui en contient).
Consommez de la salade de mâche, ou de pourpier, du poisson deux fois par semaine (saumon, harengs, maquereaux, sardines, truite, sont riches en omégas 3). Incluez des miettes de thon ou des cerneaux de noix dans les crudités, préférez au pain blanc le pain enrichi aux graines de lin, grignotez des noisettes plutôt que des arachides à l’apéritif ou des sucreries.